( Par le biais de la caméra, la réalisatrice nous fait rencontrer sa sœur Sabine qui souffre de troubles autistiques.
( Une rencontre qui se déroule en douceur, en toute pudeur, et qui provoque chez le spectateur beaucoup d’émotions.
( L’émotion au plus intime :
celle d’une fratrie mobilisée, à la recherche des
meilleurs soins pour l’un de ses membres.
Le parcours de Sabine
se retrace : adolescente douée, amatrice de piano,
compositeur à ses heures, aimant la géographie et ravie
de découvrir « l’Amérique » aux
côtés de sa sœur. Pourtant, on entrevoit ses angoisses,
déjà. Et puis, l’internement psychiatrique, parce que
ses troubles deviennent dangereux pour elle-même et pour sa
maman chez qui elle habitait. Internement qui dure longtemps, cinq
ans, avec la douleur et le doute qui envahissent la famille :
elle ne va pas mieux, et même, elle va moins bien…
N’y
a-t-il pas d’autres remèdes que les neuroleptiques, d’autres
structures que l’hôpital psychiatrique ?
( Elle s’appelle Sabine nous
donne à voir un parcours de vie, la vie de Sabine.
Je me
suis attachée à elle et j’ai été
touchée fraternellement.
( Elle s’appelle Sabine interroge notre pays sur nos réponses défaillantes face aux handicaps : au-delà des symptômes qui peuvent nous effrayer, une personne est là, vit et parfois – faute d’un lieu et d’un traitement qui lui conviennent, ou qui existe – survit.
( Elle s’appelle Sabine, un film militant sans polémique, un film touchant et utile, un condensé d’humanité aux bons soins de Sandrine Bonnaire.
( Premier film de Sandrine Bonnaire en tant que réalisatrice, prix de la critique internationale au festival de Cannes 2007, diffusé sur France 3 en septembre 2007, sorti au cinéma en février 2008.